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Bienvenue sur mon blog consacré à Geoffroy Lequatre alias la 4L.

Vous y trouverez le suivi des courses auxquelles il participe et des info sur Geo.

bonne visite et lâchez vos coms!

Tour de France 2009 à partir de cette page.



Photo




Petit rappel : /!\ pour la pub c'est par sur l'article fait pour toute pub laissé sur les autres articles se verra supprimée/!\

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# Posté le dimanche 08 juillet 2007 11:46

Modifié le samedi 18 juillet 2009 12:52

Interview déjantée 08 juillet

Compère chez Cofidis et dans la vie, Stéphane Augé le baroudeur et Geoffroy Lequatre le néophyte se sont prêtés au jeu de l'interview déjantée. Les deux coureurs ont joué au ping-pong avec le sens de l'humour et de la dérision.

Vous avez un porte-bonheur ?
Stéphane Augé : « Une photo de mes enfants ».
Geoffroy Lequatre : « Non »

Vous avez un surnom ?
S.A : « Steph ».
G.L : « La 4L ! Ça vient de mes premières années de vélo. Mon nom, Lequatre, s'est transformé en 4L après des moments bien arrosés... »

Quel est le surnom le plus ridicule du peloton ?
S.A : « La 4L ? (rires) ».
G.L : « Je m'y attendais... ».

Quel poster aviez-vous dans votre chambre, étant petit ?

S.A : « Le cycliste, c'était Laurent Jalabert ».
G.L : « Moi, j'avais flashé sur une Italienne, une vététiste championne du monde ».

Laurent Fignon ou Laurent Jalabert ?

S.A : « Laurent Jalabert sans hésiter ».
G.L : « Laurent Jalabert ».

Sébastien Hinault ou Bernard Hinault ?
S.A : « Sébastien Hinault car c'est un copain avec qui j'ai couru au Crédit Agricole ».
G.L : « Sébastien Hinault ».

Si vous donniez le prix Orange et le prix Citron ?
S.A : « Christophe Moreau pour l'orange, j'ai pas de citron ».
G.L : « Christophe Moreau, c'est un mec sympa ! Sinon, il y en a plein que j'aime pas mais je dirais Kevin Hulsman de la Quick Step ».

Votre meilleur pote dans le peloton ?
S.A : « Cédric Vasseur ».
G.L : « Sébastien Chavanel ».

Le prochain Français à gagner le Tour ?
S.A : « Je pensais à un Stéphane Augé mais il est un peu trop vieux et trop souvent dans le gruppetto en montagne. Sinon, pourquoi pas Christophe Moreau cette année. Mais il n'est peut-être pas né... ».
G.L : « Je dirais bien Stéphane Augé mais il est trop vieux... Peut-être Moreau ? »

Vaut-il mieux terminer 58e à 2 heures ou 2e à 8 secondes ?
S.A : « 2e ! »
G.L : « 2e sauf si il y a une victoire d'étape... »

Qui est aussi fashion que Cipollini aujourd'hui ?
S.A : « Geoffroy Lequatre. S'il pouvait faire des choses comme Cipollini ça serait bien. Il est capable de repeindre son casque, de faire des trucs fashion ».
G.L : « J'assume, c'est ma façon de vivre. J'aime ça et je veux le faire partager aux autres. Après ça passe ou ça passe pas. Mais pour se faire connaître, il faut un mental, un physique, de la sympathie et ne pas avoir la grosse tête. Je reste les pieds sur terre. »

Le maillot le plus moche du peloton ?
S.A : « Discovery Channel avec le maillot vert. Mais on parle d'eux aussi pour cela donc au niveau communication c'est peut-être pas mal ».
G.L : « Oui, grosse faute de goût pour Discovery ».

Quel est le pire qui puisse arriver : recevoir un bidon d'eau sur la tête, voir un supporter qui court 50 m à vos côtés en vous gueulant dessus ou la grosse tape amicale dans le dos ?
S.A : « Le bidon d'eau surtout quand on n'en veut pas... Après, qu'il courre à côté en montagne, ça ne me dérange pas. Et puis la poussette, ça peut servir... »
G.L : « L'eau aussi. Il arrive même qu'on reçoive de la bière.

Pour ou contre le respect des limitations de vitesse en ville pour les cyclistes ?
S.A : « Contre ».
G.L : « Dès fois, on est obligé de griller les feux donc je suis contre ».

Le Tour, c'est trois semaines d'abstinence ?
S.A : « Pas forcément ».
G.L : « Je n'ai jamais fait le Tour mais si t'as la chance d'avoir ta femme avec toi... Faut pas être cloîtré pendant trois semaines et continuer à vivre. En tout cas, on n'a pas de consigne... »

Pour une envie pressante, vous vous arrêtez ?
S.A : « C'est pas que j'en ai une longue mais je fais du vélo. Quand ça roule vite, je ne m'arrête pas même si je m'en mets partout. Mais si 40 mecs s'arrêtent, je m'arrête aussi. Il y a les deux solutions ».
G.L : « Je m'arrête toujours car sinon ça me bloque. Mais il faut choisir son moment. La règle c'est de ne pas stopper tout seul ».

Huit heures sur la selle, ça fait mal au cul ?
S.A : « Non, on n'a l'habitude car on est sur le vélo de février à octobre ».
G.L : « En fait, c'est dur à la reprise en novembre. La première semaine, c'est pas facile ».

Vous pouvez pédaler combien de temps sans vous arrêter ?
S.A : « On s'arrête toutes les di minutes (rires). Avant le championnat de France, j'ai fait 7h30 de vélo. C'est mon maximum depuis que je suis pro. En course, c'est 6h30. Au-delà, on ne pourrait pas car mentalement c'est trop dur et cela ne servirait pas à grand-chose ».
G.L : « J'ai des copains qui font des trucs énormes du genre 500 km en 48 heures. Je dis chapeau. 6 – 7 heures ça suffit. »

[http://tour-de-france.france2.fr/le-tour-interview-dejantee.php]

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# Posté le dimanche 08 juillet 2007 11:48

Modifié le vendredi 11 juillet 2008 05:38

Geo vu par les autres courreurs du Tour

Qui est aussi fashion que Cipollini aujourd'hui ?
"Sans hésiter, Geoffroy Lequattre".

(Lilian Jégou - interview déjantée 07 juillet)
[http://tour-de-france.france2.fr/le-tour-interview-dejantee.php?id_article=68]

Qui est aussi fashion que Cipollini aujourd'hui ?
S.A : « Geoffroy Lequatre. S'il pouvait faire des choses comme Cipollini ça serait bien. Il est capable de repeindre son casque, de faire des trucs fashion ».

(Stéphane Augé - interview déjantée 08/07)
[http://tour-de-france.france2.fr/le-tour-interview-dejantee.php?id_article=68]

Qui est aussi fashion que Cipollini aujourd'hui ?
S.G : « Nicolas Portal ou Geoffroy Lequatre »

(Stéphane Goubert interview déjantée 16/07)
[http://tour-de-france.france2.fr/le-tour-interview-dejantee.php?id_article=200]

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# Posté le dimanche 08 juillet 2007 12:01

Modifié le vendredi 11 juillet 2008 05:39

Interview Cyclismag

Interview Cyclismag
Entretien avec la recrue de Cofidis qui tente de retrouver une vie de coureur, cinq mois après un accident qui l'avait défiguré.

Propos recueillis par Clément Guillou

En août dernier, les télespectateurs français apprirent par la voix de Jean-René Godard qu'un terrible accident était arrivé à Geoffroy Lequatre lors des premières heures de course de la Classique de Hambourg. Etant donné la propension à l'exagération de JRG, ils ne prirent pas forcément garde. Et pourtant, Lequatre avait bien frappé un poteau de plein fouet, en descente. La vie du coureur du Crédit Agricole ne fut jamais en danger. Son identité, oui, comme il nous l'explique.
Défiguré, il a traversé de lourdes opérations de chirurgie esthétique pour retrouver son visage d'antan. Mais aussi de longues périodes de doute et d'isolement volontaire. Si le tourment intérieur subsiste, Geoffroy Lequatre sort de sa retraite lors de cet entretien à Cyclismag.

Une simple question, après ce qui t'est arrivé : comment vas-tu ?


C'est pas encore ça. Je me cherche sur pas mal de choses. J'ai accepté l'accident. Je vis avec.
Ce sont les séquelles esthétiques qui sont encore dans ma tête. Pour moi, même si mon entourage affirme le contraire, mon visage a changé. J'ai cette impression de ne pas me revoir. D'avoir changé d'identité.
Aujourd'hui, j'ai toujours le nez cassé et une cicatrice au niveau du front. Je sais que cela va disparaitre. Je sens aussi les plaques [NDLR : au nombre de 9] au niveau de la machoire, qui sont là pour me rappeller tout le temps cette chute.

« SOMMES-NOUS DES PIONS ?»

Comment t'es-tu reconstruit physiquement ?

Je n'ai pas vraiment suivi de rééducation, car les dommages étaient surtout au niveau de la face. J'ai pu marcher deux semaines après. Je ne ressens pas cette chute comme handicapante pour mon métier. Je ne suis pas trop touché par rapport à mes amis Denis Robin ou Maryan Hary [NDLR : les deux coureurs ont subi une lourde chute en 2005]. Je parle en connaissance de cause car en tant que copains, je sais à quel point il leur a été difficile de revenir.
Malgré tout, il m'a fallu un bon mois avant de sortir. Pas en raison du regard des autres : je m'en foutais. Mais j'ai subi deux opérations sous anesthésie, qui ont duré 8h30. J'ai mis du temps à retrouver la forme pour me balader.

Avec le recul, comment considères-tu la gestion de ta situation par le staff du Crédit Agricole ?

Au niveau du suivi humain Roger Legeay a été tres correct, il est venu me voir, a pris le temps. Normal, c'est le patron, il s'occupe de ses hommes. Je peux dire : « Heureusement que le grand patron était là. » Et on sait qu'il est comme ça, il n'y a qu'à voir la manière dont il a géré les blessures graves de LeMond ou Le Mével, en qui il a toujours gardé confiance.
Niveau médecin c'est zéro. [NDLR : Lequatre a dû faire le trajet en voiture depuis Hambourg jusqu'à Paris, puis n'a pas été pris en charge prioritairement à la Pitié-Salpétrière, comme le sont d'habitude les sportifs, car le dossier envoyé était incomplet] Si je le lui ai dit, ce n'est pas pour foutre la merde, pas pour attaquer, mais pour que cela ne se reproduise pas.
Où est le respect du coureur dans tout ça ? On a parfois le sentiment d'être de simples pions. Je n'ai même pas entendu parler de certains directeurs sportifs de l'équipe en qui j'avais pourtant foi. L'un d'entre eux, à l'hôpital, se foutait totalement de mon état de santé.
J'ai été extrêmement déçu. Je pourrais être plus cru, je n'exprime pas mes sentiments les plus profonds... Heureusement que certains m'ont aidé, comme Jean-Jacques Henry.

« JE VOULAIS TOUT ARRETER »

Est-ce une raison de ton départ pour Cofidis ?

J'étais parti avant. Mais je suis parti deux fois, si l'on peut dire. J'avais effectivement besoin de retrouver une certaine sérénité sur le plan des relations humaines. Durant ma convalescence, j'ai eu Lionel Marie [NDLR : son ex-directeur sportif au Crédit Agricole espoirs, passé chez Cofidis depuis 2005] tous les jours au téléphone. Van Lon et Boyer m'appelaient aussi.
C'est quelque chose qui fait plaisir. Tout comme le fait de voir qu'ils m'ont re-proposé deux ans alors que j'étais sur le lit d'hôpital.

Le vélo dans tout ça ?

Au début je voulais tout arrêter. Ne plus entendre parler de ça. Puis, le temps a passé. Et plus le temps a passé, plus je me suis dit ce serait une bêtise. Je voulais oublier mais ce n'est pas le bon choix. Il faut l'accepter. Je me considère encore comme chanceux : j'aurais pu ne plus être là.
Je n'ai aucunement peur sur un vélo. Pas d'appréhension. Si on me demande de refaire un sprint demain, je rentre dedans la tête dans le mur sans problème.

« JE SUIS A LA RUE »

Qu'en est-il de tes sensations physiques ?

La reprise me fait peur. J'ai besoin de savoir où j'en suis. Dans les stages, je suis à la rue. Lors du stage de Montpellier (NDLR : la région où il vit], mon seul compagnon de route était la voiture Cofidis. Dans les bosses, je voyais que j'avais beaucoup de travail à faire. Je vais reprendre au Tour Med. Avec comme objectif de finir la course.
Je me donne six mois avant de retrouver le rythme. Les dirigeants de l'équipe me laissent le temps. J'ai un programme non défini au-delà de mars, on verra au fur et à mesure, mais je participerai sûrement aux manches de coupe de France d'ici juin.

On a vu des coureurs revenir très forts après des traumatismes physiques qui les ont laissé longtemps sur le carreau. Comment l'expliques-tu, toi qui est désormais passé par là ?


Je ne pense pas qu'ils soient plus fort physiquement. Mais tu vois les choses différemment. Je mesure la chance que j'ai d'être encore en vie. Je ne me prends pas la tête pour certains trucs. Et ce qui est sûr, c'est que si je n'ai pas envie de faire quelque chose, je ne le fais pas. Je ne vais pas gâcher une seconde de mon existence pour quelque chose qui va pas. Je vais profiter de tous les instants.
Aujourd'hui, malgré mon retard, je suis sûr d'y arriver. Je vais faire mieux qu'avant. J'ai un sentiment de toute puissance, et c'est ça qui me guide.

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# Posté le dimanche 08 juillet 2007 17:17

Modifié le vendredi 11 juillet 2008 05:39

Article l'Equipe.fr

Article l'Equipe.fr
Il est jeune et sympathique, dispute son premier Tour de France et fait partie des belles gueules du peloton, il se nomme Geoffroy Lequatre, et sera notre interlocuteur privilégié tout au long de la 94e édition de la Grande Boucle. Présentation du coureur de la Cofidis qui portera le... 143.

"Geoffroy, pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?"

Je suis Geoffroy Lequatre, j'ai 26 ans et je suis né à Pithiviers dans le 45 à côté d'Orléans. Pour ceux qui sont fâchés avec les départements, il s'agit du Loiret. J'ai un parcours assez diversifié. Je suis resté chez mes parents jusqu'à mon bac. Ensuite je suis parti dans un sport-études à Nancy ou j'ai eu mon DEUG. Puis, je suis descendu à Montpellier, ça fait d'ailleurs cinq ans que j'y vis. Plus jeune je pratiquais le vélo et le tennis. Mais je me suis naturellement dirigé vers le cyclisme comme... Papa. Je crois que le tennis français n'a pas perdu un grand champion ! Je suis passé pro en 2002-2003 avec le Crédit Agricole espoirs puis j'ai intégré le Crédit Agricole professionnel en 2004-2005. Je suis chez Cofidis depuis 2006.

Quels sont les sentiments et les envies d'un coureur à quelques heures de disputer son premier Tour de France ?

Pour l'instant, tout va bien. Le gros changement se sont les médias, nombreux et très présents tout autour de l'épreuve. Je pense que ce soir (lors de la présentation à Trafalgar Square), tout va commencer. Quant à demain, sur la rampe, je devrai sentir de fortes sensations. Pour moi, bien faire consisterait à prendre du plaisir. Et j'espère en profiter dès samedi lors du prologue à Londres qui sera phénoménal.

Plus jeune, que représentait le Tour de France pour vous ?

(direct) Pour moi le Tour c'était Greg LeMond !! Je regardais les étapes à la télé et une fois le téléviseur éteint, j'enfourchais mon vélo pour me mettre dans la peau du champion. D'années en années, j'ai progressé, j'ai monté chaque marche pour arriver à aujourd'hui. J'avoue que plus jeune, j'en ai rêvé. Mais j'ai vécu déjà pas mal de choses dans le monde du vélo, malgré mon jeune age, qui m'ont fait prendre conscience de la place qu'occupe le cyclisme dans ma vie. Aujourd'hui, c'est mon métier, j'en fait quelque chose de beau mais je suis passé par des moments pas faciles à vivre. Ce Tour faisait partie de mes objectifs de carrière et j'espère avoir l'occasion d'en courir plein d'autres.

Quand on est un jeune coureur comme vous, comment appréhende-t-on ce milieu difficile qu'est celui du cyclisme ?

Moi, je n'ai jamais été confronté à ça, même chez les amateurs et c'est sûrement une chance car j'avais une grosse naïveté là-dessus et je rêvais un petit peu trop. J'ai bien les pieds sur terre et je sais qu'il est possible de faire des choses. Je ne suis pas un coureur pour gagner le Tour de France, je le gagnerai jamais c'est sûr. En revanche, il y a des opportunités à saisir. C'est ça qui me fait continuer et espérer atteindre mon but : gagner une étape. C'est encore possible.»

Propos recueillis par Stéphane BITTON à Londres.

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# Posté le dimanche 08 juillet 2007 17:24

Modifié le vendredi 11 juillet 2008 05:41